CR de la session 7 d'A la recherche de l'aventure
CR de la session 7:
Cela fait maintenant deux jours que nos aventuriers sont enfermés dans ce cachot... La nourriture y est apportée par une créature mi-homme mi-hyène, oui un gnoll dont l'odeur n'arrive pas à masquer celle des plats! Hier ils ont reçu la visite du commandant de la garnison ainsi que d'une "invitée" en provenance de la baronnie de l'aigle noir: finalement ils ne seront pas exécutés en temps qu'espion du Duc... mais vendus en esclavage... enfin sauf Alfarius qui, esclave en fuite, sera tout de même exécuté: on se doit de faire un exemple! Au cours de ces deux jours, l'un de leur codétenu, un autre esclave en fuite emmené la veille en dehors de la cellule, leur a laissé entendre qu'un attaque d'envergure était prévue sur Luln dans les jours à venir. La ville de Luln est la première étape de tous les esclaves en fuite de la baronnie (enfin pour ceux qui arrivent jusque là) et il semble important qu'elle ne soit pas prise au dépourvu. L'informer de cette attaque semble d'une grande urgence.
Le repas du soir devrait arriver dans 10mn (si le gnoll est à l'heure) et c'est pile le moment où la chaine qui les retient tous par les pieds finit par être descellée du mur par les efforts concertés de Trog et d'Alfarius, visiblement très motivé par le funeste sort qui l'attend (il faut dire qu'avec ces deux brutes là...). Dissimulant leur libération, nos deux costauds empoignent le gnoll au moment où il passe les écuelles sous la porte et l'assomme alors que Basile enfin libéré peut se téléporter pour récupérer les clefs: les voilà libres! Enfin presque...
Nos aventuriers explorent à tâtons dans ces couloirs faiblement éclairés tandis que la seule torche qu'ils ont réussi à dessertir du mur vacille et ne devrait plus tenir très longtemps... Il longe un réfectoire où les hommes prennent leur dîner, ils peuvent entendre leur rires et leur discussions. Leur exploration leur permet de dérober un lot de potions dans l'entrepôt et, en visitant la salle d'arme puis quelques chambres, de s'équiper sommairement de bouclier et de côtes de mailles ainsi que d'armes diverses... ils arrivent dans la grand salle dont les fenêtres et la porte donnent visiblement sur l'extérieur. Deux hommes sont absorbés par leur partie de dés autour de la table centrale. Ils sont vite occis par nos fuyards mais non sans avoir eu le temps d'alerter le reste de la caserne sur leur tentative d'évasion. Heureusement pour nos prisonniers, les hommes du réfectoires ne sont pas équipés pour la guerre mais munis de simples dagues. Trog n'a aucun mal à soulever le lourd linteau de la porte et les voici libres! La garnison met quelque temps à se réorganiser et à s'équiper avant le leur donner la chasse comme en témoigne les multiples aboiements de leur mâtins.
Guidés par Basile et sa connaissance parfaites des constellations, ils trouvent le chemin de Luln rapidement ce qui finit par mettre fin à la poursuite... épuisés par cette marche forcée et leur nuit blanche, ils arrivent à la ville en fin d'après midi. Luln ressemble plus à un camp fortifié qu'à une citée. Ses murailles et ses tours de bois dominent la plaine alentour. Sascia la dirige avec poigne; et une rigueur toute militaire imprègne la bourgade. C'est une femme énergique dont la chevelure d'un noir de jais n'est encore barrée d'aucun chevron d'argent et dont les traits anguleux et l'allure de chat maigre ne diminuent pas l'attrait. Elle les reçoit à la fin de son entrainement au milieu de la place d'arme et nos aventuriers peuvent apprécier toute l'étendue de son talent à la lance ou à l'épée. Ses aides de camps étant également ses partenaires d'entrainement, un conseil est vite tenue et Luln se met sur le pied de guerre. Les aventuriers ont alors tout loisir de se reposer dans l'un des baraquements. Une expédition est vite montée qui permet de repérer l'offensive prochaine. Sascia prend alors la direction d'une contre-offensive surprise sur le train de bagage de l'ennemi ce qui a tôt fait de les dissuader de continuer leur entreprise.
Deux jours plus tard nos aventuriers, rééquipés sont sur le pied de guerre avec la ferme intention d'aller récupérer leur biens dans l'avant poste des esclavagistes. Ras qui n'a pu récupérer de nouveaux sorts sans son manuscrit, s'est vu équipé de deux parchemins du sort sommeil. L'une des potions dérobées à leur ravisseur étant une potion d'invisibilité, nos compagnons décident de l'utiliser pour faciliter leur infiltration et leur repérage.
Au petit jour, Tass est donc d'une discrétion absolue et repère l'armurerie où leur équipement a été entreposés (ainsi que la position des occupants réveillés... ainsi que le cadavre du prisonnier qui les avait quitté quelques jours auparavant, mort sur un chevalet de torture...). Ouvrant une fenêtre, il permet au reste du groupe de s'introduire dans la caserne tandis que Trog se place dehors, prêt à arracher les barreaux des fenêtres donnant sur l'armurerie pour leur fournir une sortie, si nécessaire... Le plan se déroule sans accroc et nos aventuriers se sont rééquipés totalement quand, au sortir de l'armurerie, deux soldats de la baronnie, qui ayant finit leur petit déjeuner se dirigeaient vers la salle d'arme, les surprennent: l'alarme est donnée! Ras utilise l'un des parchemins pour endormir environ la moitié de l'effectif de leurs ravisseurs et nos héros hésitent d'autant que Trog a réussi a tordre les barreaux d'un fenêtre. C'est à nouveau Kristania qui fait pencher la balance car elle a immédiatement et avec grand enthousiasme décidé d'offrir ces pauvres âmes endormies à son dieu démon adoré! Le massacre peut commencer! Ras utilise le second parchemin pour anesthésier le reste de l'effectif et seule la visiteuse de la baronnie et le commandant, faiblement équipés à cette heure matinale, restent éveillés. Alfarius (aidé de ses compagnons cela dit) plein de haine envers ces esclavagistes les occis tour à tour! Ils décident cependant d'épargner les fuyards et la femme du commandant (non sans lui avoir fait avouer le lieu de la cachette du trésor de la garnison ... en lui sectionnant un doigt: Ras, ce n'est pas bien! Tu files un mauvais coton! ... mais Kristania de le regarder avec amour et admiration, cramoisie, couverte de haut en bas du sang de ses ennemis ... et de se pourlécher les babines!).